Du sable, des lignes et des momies

Après un grand trajet en bus de nuit de Chavin à Lima, nous enchaînons directement avec un bus pour Ica, sur la côte. La panaméricaine trace à travers d’immenses étendues désertiques… euh on est toujours au Pérou ?

 

Huacachina : c’est fun, c’est jeun’s

Arrivés à Ica, nous prenons un taxi pour l’oasis de Huacachina à 5 km de là. Repérage d’hôtel et premier constat : les prix flambent ici ! Pas le choix ce sera nuit en dortoir. L’hôtel est cependant agréable, il y a une piscine, des transats, un bon resto et de la musique. La moyenne d’âge des voyageurs ici doit tourner autour des 20-25 ans… On prend un coup de vieux.

Le petit « village » de Huacachina est uniquement touristique. On n’y trouve que des hôtels et des restos qui affichent tous le combo gagnant  « happy hours / pizza / hamburger ». Pas de quoi nous séduire au premier abord mais c’était sans compter sur le décor.

L’oasis s’organise autour d’un petit lac bordé de palmier et est entouré d’immenses dunes de sable. Le Sahara au Pérou !

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Il y a deux activités phares ici : le buggy et le sandboard. Vous comprenez maintenant pourquoi on croise assez peu de retraités…

C’est inclus dans le prix de notre chambre, on ne va donc pas s’en priver et puis on est venu pour ça ! Le rdv est pris à 16h.

On s’équipe (crème solaire, pantalon, casquette, eau) puis montons dans l’énorme engin au moteur assourdissant. On fait connaissance avec 2 françaises super sympas qui voyagent en solo. C’est parti !

La montée dans les dunes est assez tranquille puis viennent les descentes et les virages. Aaahhh !!! C’est assez flippant mais on est tous morts de rire  😀 Le chauffeur poussé par nos encouragements appuie sur la pédale. A chaque descente ça fait des petits chatouillis dans le ventre.

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A un moment donné nous nous arrêtons en haut d’une dune, faisons quelques photos puis on nous distribue à chacun une planche de sandboard. C’est assez sommaire : une planche en bois, 4 scratchs et une bougie pour farter.

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Notre premier essai se fait allongés sur le ventre. Du haut de la dune, la pente est assez impressionnante et on se dit que la chute peut faire mal. Une fois lancé, on prend beaucoup de vitesse. C’est plutôt drôle !

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Les autres fois on la tente debout. A la base on est plus ski que snowboard, on n’est donc pas très à l’aise avec la position… Ça ne loupe pas, on se prend des bons gadins 😀

Quand nous revenons à l’oasis la nuit tombe. Nous sommes un peu déçus car nous pensions pouvoir nous poser au milieu des dunes et assister au coucher de soleil… Autre déception : l’état des dunes aux abord du lac. Une vraie déchèterie… C’est tellement dommage…

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Cette petite parenthèse « adrénaline dans les dunes de sable » était sympa mais ce ne sera pas la journée que l’on retiendra le plus au Pérou.

 

Des lignes en plein désert

Si on vous dit que l’on peut voir, entre autres, un colibri géant, une araignée, un astronaute, une baleine et un singe en plein désert, vous nous croyez ? Sans doute puisque comme beaucoup, vous avez déjà entendu parler des « lignes de Nazca ».

Elles font partie des grands sites énigmatiques au même titre que les Moaï de l’île de Pâques. Pourquoi ? Comment, ces lignes ont-elles été tracées ? Les théories abondent mais les certitudes sont peu nombreuses. Pour certains, il s’agirait d’un calendrier astronomique, pour d’autres ce serait une carte du réseau hydraulique ou encore un chemin à parcourir pour certaines cérémonies. La théorie d’une piste d’atterrissage pour les extra terrestres semble fédérer moins de monde… Les figures ont essentiellement été formées par simple déplacement de cailloux. La différence de teinte dans le sol fait le reste.

Les figures (une centaine) et les lignes géométriques s’étendent sur 500 km². Le seul moyen de les observer reste donc l’avion mais à 80 $ les 30 minutes, on jette l’éponge…

Nous nous contentons d’observer 3 figures depuis un mirador. On distingue assez bien un arbre et une main mais le reptile, coupé par la route, est peu reconnaissable.

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Ça fait quand même quelque chose de les observer en vrai. On est surpris de leur bon état de conservation. Ceci est dû à la quasi absence de pluie, de vent et de sable dans la région.

Le musée Maria Reiche nous en apprend plus sur cette femme qui a consacré sa vie aux lignes. Son obsession lui value le surnom de « loca », la folle. Elle s’efforça de tout mesurer, tout répertorier et de préserver ce site jusqu’à sa mort en 1998.

 

Des momies !

A une vingtaine de kilomètres de Nazca se tient un site que nous étions curieux de découvrir : le cimetière pré inca de Chauchilla.


Attention, les images qui suivent peuvent choquer les âmes sensibles, éloignez les enfants…


La grande étendue désertique que nous traversons en taxi ne laisse d’abord rien présager puis nous apercevons au loin des petits abris.

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Ils protègent une douzaine de tombes creusées dans le sol. La première rencontre avec les momies est assez étrange, effrayante… Les squelettes, en position fœtus, sont encore parés de leurs vêtements et les cheveux sont intacts (plus de 2 m pour certaines).

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Les fragments de poteries et de cordes figurent des rites funéraires. Les tombes sont pour le moment à l’air libre mais le projet de les couvrir d’une plaque de verre  pour les protéger du sable va bientôt aboutir.

Notre taxi nous dépose ensuite chez un céramiste. Si nous pensons au début être pris dans une visite touristique, celle-ci s’avère en fait très intéressante.

La visite du musée Antonini ne nous permet pas d’en savoir beaucoup plus sur les momies (pas très didactique…). Si le sujet vous intéresse on vous conseille plutôt le documentaire « le mystère des lignes de Nazca » sur YouTube.

Une fois n’est pas coutume, nous reprenons un bus de nuit. Cette fois retour à la ville !

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Les photos de Huacachina et Nasca, c’est par ici !



4 thoughts on “Du sable, des lignes et des momies

  1. Aude Répondre

    La classe je ne connaissais pas le sandboard ça donne envie…

    1. Anaïs et Nico Répondre

      Ça décoiffe mais faut faire attention à ses clavicules quand même 😉

  2. Aude Répondre

    Par contre j’aime moins les momies

  3. smilingaroundtheworld Répondre

    On avait beaucoup aimé les momies nous aussi 🙂 Je suis contente d’apprendre qu’ils prévoient d’installer une plaque en verre pour les protéger !
    Au musée Maria Reiche, avez-vous croisé l’ancienne collaboratrice ? Elle était assez spéciale elle aussi…
    Nazca reste parmi les étapes les plus marquantes de notre premier TDM. On avait cassé la tirelire pour s’offrir le survol des lignes de Nazca et de Palpa, et voir enfin ces lignes dont nous avions tant entendu parler était totalement fou…

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